Les avis des parties prenantes

Le travail forcé dans le monde : extraits d'état des lieux sur le travail forcé dans différents pays

 

  • Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme (CNCDH)

France

         Rapporteur national, la CNCDH publie le premier rapport d'évaluation de la politique de lutte contre la traite et l'exploitation des êtres humains en France.

Télécharger le rapport de la CNCDH

 

  • Organisation Internationale du travail (OIT)

Vietnam

"La traite des êtres humains est devenue un grave problème au Vietnam depuis le milieu des années 1990 lorsque les femmes et les enfants ont été emmenés en Chine et au Cambodge pour les mariages arrangés ou l'exploitation sexuelle (ou envoyés des zones rurales vers les zones urbaines dans le pays pour alimenter l'industrie de la prostitution). En conséquence, il existe désormais un réseau organisé de trafiquants d'êtres humains qui trompent les victimes avec des promesses d'une vie meilleure, de l'emploi, des salaires élevés, ou des mariages à des hommes riches. Arrivés à l'étranger, la plupart des victimes se retrouvent endettés auprès du trafiquant et cette dette rend les victimes dépendantes. Comme l'exploitation est l'élément principal de la traite des êtres humains, les victimes se retrouvent à effectuer un travail forcé pour rembourser leurs dettes. Les enfants sont particulièrement vulnérables à la nature trompeuse des trafiquants d'êtres humains." 

 

  • Fair Labor Association (FLA)

Malaisie

"Les travailleurs migrants [payent] des sommes conséquentes en avance (depuis leur pays d'origine à des courtiers qui travaillent étroitement avec des entreprises Malaisiennes sous-traitantes), hypothèquant leurs maisons et leurs propriétés et contractant des prêts auprès de prêteurs illégaux, afin de travailler en Malaisie. Ils font alors face à des taux d'intérêts extrèmement élevés et une pression financière sur leurs familles. Ils ont peur et sont facilement intimidés, désespérés de gagner de l'argent pour payer leur dette dans leur pays d'origine."

 

  • Irene Fernandez (ONG Tenaganita)

Malaisie

"C'est une pratique courante pour les employeurs (entreprises de recrutement de main-d'œuvre ou des usines où les migrants travaillent) de saisir les passeports des travailleurs migrants. Cela limite la capacité des travailleurs migrants à se déplacer comme il est interdit pour eux d'être dans la rue sans papiers."

 

  • Confederation Syndicale Internationale (CSI)

Qatar

"Les employeurs confisquent souvent les passeports des travailleurs migrants afin de s'assurer qu'ils ne quittent pas le pays avant la fin de leur contrat, même si les termes du contrat ne sont pas respectés. La rétention de passeports est illégale depuis 2009, si elle dépasse le temps nécessaire pour obtenir un permis de séjour, mais d'après la presse locale, en Mars, les résultats d'une enquête auprès des migrants asiatiques montrent que 88% d'entre eux ont dit qu'ils avaient dû remettre leur passeport à leur employeur".

 

  • Amnesty International

Qatar
"Après leur libération, Abdullah al-Khawar et Salem al-Kawari, accusés sans inculpation ni jugement en tant que suspects de sécurité en 2011, ont déclarés que durant leur détention ils ont été à la fois battus, suspendus par les bras et forcés de rester debout pendant des heures à la fois, privés de sommeil, détenus à l'isolement dans des cellules minuscules, et soumis à des températures froides pendant de longues périodes alors que les interrogateurs ont cherchés à obtenir des «aveux» d'eux. Les autorités n'ont pris aucune mesure pour enquêter sur leurs allégations ou traduire les coupables en justice."

 

  • Département d'Etat des Etas-Unis

Taiwan

"Beaucoup de ces travailleurs sont victimes de la traite de main-d'œuvre par des courtiers et des employeurs sans scrupules, qui forcent les travailleurs à effectuer un travail en dehors du champs de leur contrat et souvent dans des conditions d'exploitation. (...) Certaines femmes et filles de Chine et des pays d'Asie du Sud sont attirées à Taiwan à travers des mariages frauduleux et des offres d'emploi trompeuses à des fins de trafic sexuel et le travail forcé ".

 

  • Human rights Watch (HRW)

Inde
"L'Inde, la démocratie la plus peuplée du monde, a d'importants problèmes de droits de l'Homme en dépit des engagements qu'elle a prit de s'attaquer à certains des abus les plus fréquents. Le pays a une société civile florissante, des médias libres et un système judiciaire indépendant. Mais la corruption et le manque de responsabilité lors de pratiques abusives encouragent les violations des droits de l'Homme. Des initiatives du gouvernement, notamment la réforme de la police et un meilleur accès aux soins de santé et à l'éducation, sont mal appliqués. Les femmes, les enfants et les groupes minoritaires sont marginalisés. Des abus commis par les forces de sécurité dans le Jammu-et-Cachemire restent impunis. L'extraction des ressources et des projets d'infrastructure ont souvent des répercussions environnementales et économiques néfastes, et peuvent porter atteinte aux droits des communautés affectées. "

 

  • China Labour Watch

Chine
"CLW a déclaré que Pegatron a remporté le marché de l'entreprise Foxconn parce que ses usines "tirent toutes profit de la violation de l'emploi". Cela siginifie entre autres, forcer les employés à faire des heures supplémentaires, et dans certains cas, en les menaçant de ne pas travailler pendant un mois s'ils refusaient de travailler chaque fois demandée. Le temps moyen de travail par semaine est de 66 heures, avec six jours de 11 heures. Vingt minutes de cette journée étaient non rémunérées; les autres heures étant payées 1,50 $ (1 £) hors heures supplémentaires, soit moins de la moitié du revenu mensuel moyen local de 764$ et bien en dessous du niveau de vie moyen à Shanghai.
Conscients des règles sur les heures supplémentaires, la Direction a forcé les travailleurs à signer des formulaires indiquant un nombre d'heures inférieur aux nombre réel d'heures effectuées. "

 

  Télécharger le rapport sur le travail forcé réalisé par RHSF