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En lien avec le projet innovant mené avec la Région Occitanie permettant de mettre en place un plan d’actions pour lutter contre le travail forcé et les conditions de travail indignes dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), deux questions majeures seront soulevées :

1. Comment établir des filières de recrutement responsables ?

2. Quels sont les impacts sociaux et environnementaux de l’extraction et de la transformation des matériaux ?

Pour répondre à ces deux questions, RHSF réunit le 18 janvier des intervenants de différents horizons : collectivités territoriales, organisations internationales, associations et ONG, universités, entreprises du bâtiment et des travaux publics, structures de l’ESS et de l’écoconstruction, agences d’emplois et syndicats.

Les intervenants apporteront leur éclairage et proposeront des solutions pour que, demain, le secteur du BTP en Occitanie soit en pointe en matière de développement durable.

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Le partenariat Région Occitanie – RHSF s'appuie sur deux engagements forts

> La Région a débloqué début 2016 une enveloppe de plus de 800 millions d’euros afin d’investir pour l’emploi dans le secteur des BTP, et afin de répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux posés aux entreprises et aux territoires.

> RHSF a lancé début 2017 le Défi 8.7 visant à mobiliser chacun (entreprises, acteurs publics, particuliers…) autour de la réalisation de l’objectif de développement durable (ODD) n° 8.7 de l'ONU : éradiquer le travail des enfants d’ici 2025, et le travail forcé et le travail indigne d’ici 2030. 

La Région Occitanie, dans le cadre de son action sur les BTP, a aussitôt relevé le défi posé par RHSF, et décidé de travailler en partenariat avec l’ONG afin d’être à l’avant-garde sur ces questions.

Le BTP est un secteur particulièrement exposé aux risques sociaux et environnementaux, qui existent à chaque étape de sa chaîne de valeur : travail des enfants dans l’extraction des minerais et les briqueteries, pollution dans les mines, processus de recrutement et conditions d’emploi ne respectant pas les droits fondamentaux lors de la réalisation des ouvrages…

 

Focus sur les deux questions majeures que soulève le BTP en matière de développement durable :

1. Comment établir des filières de recrutement responsables ?

En 2015, le nombre de salariés détachés était de 286.025, soit 25% de plus qu'en 2014, selon une étude de la Direction Générale du Travail. Les Polonais représentent la première nationalité de main-d'œuvre détachée en France (46.816) devant les salariés de nationalité portugaise (44.456), espagnole (35.231), roumaine (30.594) et italienne (16.847).

La problématique du recrutement reste entière. Les processus de recrutement peuvent en effet conduire à des violations des droits fondamentaux des travailleurs (frais de recrutement illégaux, déductions de salaire imposées…). La libre circulation des personnes et la libre installation des entreprises en Europe ont permis le développement d’agences de recrutement dont l’opacité et la complexité rendent difficiles les contrôles et les plaintes.

Dès lors, il devient nécessaire de comprendre les processus de recrutement et d’appréhender les moyens d’assurer des filières de recrutement responsables.

2. Quels sont les impacts sociaux et environnementaux de l’extraction et de la transformation des matériaux ?

La construction de bâtiments et d'infrastructures requiert l’utilisation de matières premières comme les granulats, l’argile ou le bois. Ces matériaux peuvent être utilisés tels quels : les granulats en remblais pour les routes, le bois dans les bâtiments… Ils peuvent également servir à la fabrication de matériaux élaborés comme le béton, le ciment ou le verre.

Les impacts de ces activités sur l'environnement sont variés : l’extraction de matières premières implique un prélèvement de ressources important et un traitement chimique des roches potentiellement polluant ; la transformation des matériaux consomme de l'énergie ; ces activités sont également responsables de rejets de polluants dans l’air et dans l’eau, notamment via leur transport.

Selon l’Organisation Internationale de Travail (OIT) et l’ONG Walk Free, environ 640 000 personnes sont en situation de travail forcé dans les mines et les carrières. Environ 1 million d’enfants y travailleraient également dans des conditions abusives, selon l’OIT.

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