How does it fosters corruption forced labor? The example of Nepal.  // translation coming soon

Le cas du Népal illustre bien le lien entre la corruption et le trafic d'être humains. Dans ce pays, pour envoyer des travailleurs à l'étranger en toute légalité, les agences de recrutement nationales doivent fournir au ministère de l'Emploi et des affaires étrangères différents documents (une lettre de demande de la part de l'employeur, une lettre de garantie de l'agence de recrutement, une procuration, un contrat de travail, certificats de naissance, permis de travail, certificat de santé, billets d'avion ...).

Les futurs travailleurs migrants sont très souvent illettrés et ils ont à préparer tellement de documents qu'il leur est pratiquement impossible de le faire sans passer par des intermédiaires.

Des agents achètent sans scrupules des faux documents sur le marché noir et soudoient des fonctionnaires pour faciliter la circulation des travailleurs migrants. Des courtiers ou agents de la chaîne de sous-traitance s'entendent souvent avec les fonctionnaires corrompus du gouvernement pour permettre à aux travailleurs migrants de se rendre dans le pays d'accueil. Chaque étape de ce processus est alors l'occasion de pot de vin ou de paiements frauduleux.

 

 

Cette corruption endémique et l'inefficacité du système pousse de nombreux travailleurs migrants à opter pour des voies non officielles : ils utilisent les agences de recrutement temporaires locales.

Une étude menée en 2012 par la Fondation Asie révèle que ces agences non licenciées et non règlementées travaillent avec des organismes Népalais et utilisent des faux passeports, visas et documents contractuels pour faire passer des migrants en Asie du Sud-Est ou dans les Etats du Golfe.

 

 

Un problème transnational
Une étude de l'OIT menée en 2006 implique directement les agents de police dans certains pays de transporter des migrants illégaux jusqu'aux lieux de travail.

Une triste ironie
La triste ironie est que, dans leurs efforts pour éviter l'inefficacité et la corruption de la méthode « officielle », les migrants en situation irrégulière augmentent considérablement leur vulnérabilité au travail forcé vis-à-vis des agences de placement sans scrupules.

Les migrants étrangers en situation irrégulière dans le pays de destination ont très peu de recours car ils risquent de ne pas être traités comme des victimes du travail forcé mais davantage comme des criminels en situation illégale.

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